OLEODUC ENTRE LE BENIN ET LE NIGER

 

 

C’est à travers une conférence de presse organisée ce 05 septembre 2019 à Cotonou que le ministre béninois des mines Samou Séidou Adambi a annoncé les avancées enregistrées dans la conduite du projet de Pipeline Niger-Bénin (Penb). Le projet va nécessiter un investissement global de 600 milliards de Francs CFA et pourra générer à terme entre 300 et 500 emplois permanents, sans compter les 3000 emplois directs qui seront créés lors de la phase de construction.C’est à travers une conférence de presse organisée ce 05 septembre à Cotonou que le ministre béninois des mines Samou Séidou Adambi a annoncé les avancées enregistrées dans la conduite du projet de Pipeline Niger-Bénin (Penb). Le projet va nécessiter un investissement global de 600 milliards de Francs CFA et pourra générer à terme entre 300 et 500 emplois permanents, sans compter les 3000 emplois directs qui seront créés lors de la phase de construction.

Une bonne nouvelle pour l’économie béninoise. C’est ainsi qu’on peut interpréter la construction en vue du Pipeline Niger-Bénin (Penb). Le Penb est en effet un projet mis en place par le Bénin et le Niger pour transporter via des oléoducs, le pétrole brut produit au Niger vers les côtes béninoises pour être par la suite chargé dans les tankers. C’est la société chinoise China National Oiland Gas Exploration and Development Companyltd (Cnodc) qui a à charge l’exécution des travaux de construction de l’ouvrage long de 2085 kilomètres dont 687 kilomètres de traversée du Bénin.

D’après le ministre Samou Adambi, le coût total du projet est de 600 milliards de Francs CFA. La phase de construction du pipeline est une grande opportunité d’emplois pour les deux pays surtout le Bénin qui va recevoir environ 687 kilomètres de ligne de pipeline. Une grande partie des 3000 emplois directs nécessaires pour la construction du pipeline sera pourvue par des Béninois. Aussi, la plus grande nouvelle, ce sont les emplois permanents qui seront nécessaires pendant la phase d’exploitation des oléoducs. Après la construction de l’ouvrage, la phase d’exploitation va comprendre plusieurs volets qui nécessiteront de la main d’œuvre que sont : 24 stations de vanne dont 9 de surveillances et 15 normal, le centre d’entretien et de réparation, le centre de vidéosurveillance par fibre optique et sur la station terminale de Sèmè-Podji. Il s’agit en effet d’un nombre estimé entre 300 et 500 emplois permanents durant la phase d’exploitation du projet. Des constructions d’ouvrages socio-sanitaires sont aussi prévues dans différentes localités traversées par le pipeline. Car, pour la concrétisation du projet, plusieurs départements et communes seront traversés par les oléoducs. Il s’agit des départements de l’Alibori, du Borgou, des Collines, de l’Ouémé et du plateau. Les communes de Malanville, Kandi, Gogounou, Bembèrèkè, N’dali, Parakou, Tchaourou, Ouèssè, Savè, Kétou, Adja-Ouèrè, Pobè, Sakété, Ifangni, Avrankou, Adjarra et Sèmè-Podji seront toutes traversées par le pipeline et bénéficieront d’infrastructures sociocommunautaires. La mise en exploitation de cette ligne d’oléoduc qui sera exploitée par West AfricanOil pipeline Company (Wapco) permettra le renforcement du tissu économique béninois à travers le développement de plusieurs secteurs d’activités connexes avec l’avènement de nouveaux corps de métiers

Soulignons qu’après la phase de construction, les caisses de l’Etat béninois pourront avoir du souffle lors de la phase d’exploitation. D’après les termes de l’accord de construction et d’exploitation du pipeline Niger-Bénin, 300 milliards de Francs CFA seront versés au pays durant les 20 premières années d’exploitation de l’ouvrage. C’est dire que plus qu’un simple projet pour l’exportation du pétrole brut produit au Niger, la construction du pipeline est une grande opportunité pour l’économie béninoise.